Victime des apparences

Voici un goéland qui a eu de la chance, pensez-vous en voyant cette image. Et vous avez en partie raison : le veinard a pu trouver à manger en finissant ce que le requin n’avait pas consommé. Car l’oiseau n’est pas la cible du grand prédateur. « Pour faire sortir l’animal hors de l’eau, explique le photographe Henri Eskenazi, on appâte avec du poisson écrasé et un leurre en Néoprène en forme de manchot que l’on sort de l’eau avant qu’il ne le croque… » Le goéland, lui, vise les restes encore flottants. Symbole de l’une des multiples entraides, volontaires ou non, entre les animaux. Car un requin n’est pas « méchant ». Il est simplement un requin, un animal sauvage qui, comme beaucoup d’autres, peut devenir dangereux dans certaines circonstances (juvéniles, nourriture, accouplement…) et reste paisible la plupart du temps. D’où l’intérêt, quand on veut le rencontrer dans son milieu naturel, de bien connaître les lieux et la biologie. Chaque année, des centaines de milliers de plongeurs nagent avec des requins sans aucun problème, admirant cet animal présent sur la planète depuis 420 millions d’années. Pourtant, les très rares attaques de squales font la Une des médias à sensation. Pourtant, dans le monde, il y a eu 11 victimes humaines en 2021, contre 6 en 2020. Or, il y a chaque année 100 000 tués par des serpents, 35 000 par des chiens, 500 par des hippopotames et 500 par des éléphants. Les hommes, dans le même temps, éliminent plus de 100 millions de requins pour en faire de la soupe d’aileron… Le squale n’est pas le prédateur le plus dangereux. Il faut se méfier des idées reçues, comme des photos comme celle-ci : même elles peuvent mentir. 

Christophe Agnus 

Photo Henri Eskenazi (www.henrieskenazi.com/)
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Les grands marins sont éternels

Quand j’ai commencé à faire de la voile, le Tempest et le Dragon étaient encore des séries olympiques. Les frères Pajot étaient les champions du monde de Flying Dutchman. Je ne sais pas si les candidats à l’équipe de France de voile pour les jeux de 2024 sont capables de décrire ces bateaux, et même s’ils en connaissent le nom. Entre temps, le Tornado est arrivé, avant de quitter la scène. Et on a vu s’imposer les 470, la planche à voile, les Laser, les 49er, les Nacra 17 et, comme sur la photo, le Formula Kite, soit un kite surf équipé d’un foil. Précision sur cette dernière série : elle se dispute par équipe mixte. Evolution du monde ? Pas tant que cela : c’est le même, en plus rapide, plus extrême parfois, même si un déboulé au portant dans une manche de brise reste à la fois amusant et stressant quelle que soit l’embarcation, quelle que soit l’époque. Et rappelons-nous qu’en 1928, la France avait remporté une médaille d’or en voile aux jeux olympiques avec un équipage mixte. Mieux : Virginie Hériot, la skipper du bateau vainqueur, était la seule femme de la compétition.

Cette grande dame de la voile, qui sera décorée de la légion d’honneur, faite « quartier-maître d’honneur » de la Marine nationale et désignée comme « l’ambassadrice de la mer », va mourir malheureusement trop jeune, quatre ans plus tard, suite à une blessure reçue pendant un coup de vent en Méditerranée. Cette riche héritière, qui vivait sur une goélette de 45 mètres, avait gagné le respect de son équipage de marins bretons en ne désertant jamais le pont lors des tempêtes. Alors, en regardant les images de Formula Kite, je me dis qu’elle aurait peut-être aimé essayer ce sport. 

Christophe Agnus 

Photo © Sailing Energy

Lumières de mer

Cette photo est le symbole de plusieurs éléments puissants. L’espoir, déjà, avec ce nouveau bateau de la Société Nationale de Sauvetage en Mer qu’on imagine allant au secours de marins en détresse. Pour ces derniers, l’arrivée de la vedette verte et orange est une lumière magnifique. Aussi puissante que ce soleil qui perce sous les nuages gris foncés. Un spectacle que l’on voit en mer avec des sentiments mitigés: la beauté (les rayons lumineux) mêlés à la menace (les nuages annonciateurs de temps difficiles). Heureusement, il y a les balises qui indiquent au barreur le bon cap pour ne pas se mettre en plus grande difficulté en touchant des cailloux peut accueillants… Elles sont discrètes, mais bien présentes, grâce au service des Phares en Balises. Le marin les cherche, les guette, les désire, les craint aussi car s’ils ne les trouvent pas, il connaît la menace. On sait ce qu’il advient à ceux qui, ayant ignoré ou manqué les marques, ce sont retrouvés trop proches des roches: « Qui voit Ouessant voit son sang, qui voit Molène voit sa peine, qui voit Sein voit sa fin… » Bien sûr, les instruments modernes de navigation peuvent aider le skipper, mais un satellite est-il aussi fiable et précis qu’une balise ou un phare? 

Enfin, il y a la mer. Ici, on la sent mauvaise joueuse, pas désireuse d’aider à la progression du bateau. Il y a des moments où, se dit-on, elle préfère que les hommes la laissent tranquille, n’essaient pas de venir à sa rencontre. Elle monte alors sur ses grands chevaux qu’on appelle des vagues. Voire sur du méchant clapot. Histoire de faire peur aux hésitants et aux trop audacieux. Mais les sauveteurs de la SNSM ne sont ni l’un ni l’autre. Ce sont des marins dont la mission et l’honneur sont d’aller porter secours à ceux que, justement, la mer a maltraité, ou qui ne l’ont pas assez respectée en s’aventurant au large mal équipés, non préparés, sans réfléchir assez à sa puissance. Tous seront aidés. Et, une fois rentrés au port, secourus, ils apprendront l’humilité, indispensable à la survie des gens de mer. « Il y a trois sortes d’hommes, aurait dit Platon (à moins que cela soit Aristote, les avis divergent…). Les vivants, les morts, et ceux qui vont en mer« . Il aurait pu en rajouter une quatrième: ceux qui reviennent de mer…
 

Christophe Agnus 

Photo  NSH1 SNSM ©COUACH BARREAU-NEUMAN 

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Blues et bleu comme la mer

Pas facile de faire un texte un lendemain d’élection… Alors je laisse la parole à Björn Larsson, avec un extrait du bien nommé « La sagesse de la mer », qui traduit l’état d’esprit du moment : 

« J’aimerais que la mer soit une source d’inspiration en matière d’éthique et une façon de trouver du sens à une existence à terre. A mon avis, il y a beaucoup de choses utiles et précieuses à apprendre de la fréquentation de la mer. Entre autres l’humilité, la ténacité, la patience, la collaboration et la vigilance. Mais avant tout la liberté. C’est naturellement un paradoxe. Sur un bateau, on est prisonnier comme nulle part ailleurs. On ne peut rien faire d’autre que continuer à naviguer, si l’on veut survivre. Mais, en même temps, on est plus libre qu’en aucun autre endroit sur terre. Plus libre, devant l’horizon illimité, de rêver à toutes les vies possibles et impossibles. Libre aussi de rêver que la vie à terre – pour soi, pour tous les autres – puisse être aussi satisfaisante que sur un bateau bien équipé, sans destination précise, quand on a du temps devant soi. »

 

Pour la photo, un grand merci à Frédéric Pie, l’auteur de « Libre. Ecrire sur les chemins du monde », qui vient (et c’est la grande nouvelle) de nous annoncer la livraison prochaine de son nouveau texte, écrit au fil de ses pérégrinations africaines. Si tout va bien, publication en fin d’année chez Nautilus. On vous tiendra au courant ! 


Christophe Agnus 

Photo Frédéric Pie, www.fredericpie.fr

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Le courage et la volonté des anciens

On oublie souvent l’incroyable inconfort et le danger permanent dans lequel vivaient les marins autrefois. Et il faut des photos en noir et blanc pour nous le rappeler. Ce bateau est le Garthsnaid, un trois-mâts barque propriété d’une société canadienne. En cette année 1920, il est parti de Montréal pour rejoindre le Mozambique en passant par le Chili, et donc le cap Horn, avec un chargement de nitrate. À ce moment précis, les marins ont été pris dans une tempête et une des voiles doit être referlée d’urgence. Ils sont quatre dans la mâture. Quatre hommes sans le moindre harnais, équipés de tenues ne les protégeant vraiment ni du froid mordant, ni des paquets de mer. Quatre marins observés de près par le reste de l’équipage qui sait l’importance de la manœuvre. Quatre gabiers qui travaillent à mains nues pour le salut de tous, donc le leur. Ils savent que, s’ils tombent, ce sera la fin. Personne ne viendra les chercher. Le grand bateau ne pourra pas faire demi-tour assez vite puis mettre un canot à la mer pour les récupérer avant que l’eau glaciale ait décidé de leur sort. Quand la mer se fâche, la seule solution est la fuite, se faire petit et essayer de subir le moins possible. L’océan n’accepte aucune contestation de sa puissance, de son pouvoir absolu. « Tout ce qui a été dit des rois peut se dire des flots, écrit Victor Hugo. On est leur peuple ; on est leur proie. Tout ce qu’ils délirent, on le subit ». Mais pendant qu’on admire les gabiers, on oublie que le photographe, Alexander Harper Turner, un jeune officier de 19 ans, s’est installé à l’extrémité du bout-dehors, pour manipuler un lourd appareil photo de 1920 et rapporter ce témoignage… Un autre exploit.

Christophe Agnus  Copyright Alexander Turnbull Library, National Library NZ on The Commons 

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Apparitions polaires

Imaginez un aventurier en marche vers le pôle Nord. Loin de tout, il avance vers la gloire des héros des déserts glacés. Et, soudain, la banquise craque autour de lui. Des forces puissantes déchirent le pack pour laisser passer un dôme noir, puis un deuxième, un troisième. Ensuite, ce sont des hommes qui apparaissent. Imaginez le choc… Heureusement, il n’y avait personne sur la banquise du nord de l’Alaska quand, le 10 mars 2022, deux sous-marins américains et un britannique se sont retrouvés dans un exercice destiné à valider les capacités de ces bâtiments en milieu extrême. Dans « 20 000 lieues sous les mers », Jules Verne avait déjà envoyé un submersible sous la glace, mais c’était pour atteindre le pôle Sud. Il ne savait pas, alors, que c’était un continent, pas un océan glacé. Comme c’était de la littérature, il y était quand même arrivé. Dans le monde réel, celui où un tel exploit est impossible, il a fallu attendre 1947 pour la première navigation sous la banquise, et 1958 pour une traversée complète de l’océan Arctique par le premier sous-marin nucléaire américain, le bien nommé Nautilus. L’année suivante, le Skate, toujours de l’US Navy, fut le premier à faire surface en traversant la glace.

Cette capacité à aller partout, même sous ou à travers la banquise, donne aux submersibles une liberté d’action et de dissimulation unique. Actuellement, il est possible qu’un des sous-marins français soit quelque part, deux ou trois cents mètres sous une épaisse couche de glace, pour accomplir sa mission. Son équipage, en revanche, ne posera pas le pied sur le pack. Je parie que, si ces marins voient cette image, ils en auraient envie…

(Copyright U.S. Navy)

Bal tragique en Atlantique nord

C’est un ballet pour les oiseaux de mer. Une danse à la fois coordonnée et déséquilibrée, les hommes tentant de contrôler un chalut pendant que la mer bouscule le navire et que les vagues menacent de remonter par la poupe grande ouverte. La nuit, le spectacle est magnifique. On finit par oublier que ces immenses chaluts livrent un combat assez inégal avec les poissons, victimes désignées de cette grande prédation des racleurs d’océan. A chaque trait, des dizaines de tonnes sont remontées du fond. Et une bonne partie, invendable ou hors quota, est rejetée, morte, à la mer. Si les grands fonds aux populations fragiles ne peuvent plus être visés, des navires usines continuent de prélever leur taxe sur la nature comme sur les hommes. Car le métier est dur, dangereux. En mer pendant des dizaines de jours, secoués parfois par des tempêtes épiques, les marins espèrent le poisson qui dopera leur paye tout en redoutant les interminables heures à l’usine, dans les entrailles du bateau, à nettoyer les prises et les découper en morceaux pour la congélation. Malgré la violence du travail et des éléments, malgré l’éloignement des familles, ils aiment ce métier où ils se sentent finalement libres, même bloqués sur un petit navire au milieu de l’océan. A terre, l’acheteur de poisson ou de surimi n’a, lui, aucune idée de cette réalité. « Alors, comme l’écrit Frédéric Brunnquell dans Hommes des tempêtes (Ed.Grasset), apprenez, consommateurs de surimis, que derrière vos bâtonnets se tient au milieu de l’océan un bal tragique, où des oiseaux, des marins, des mécaniciens et un capitaine jouent leur survie face aux forces liquides d’une planète restée sauvage ».

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Photo Christophe Agnus/www.nautilus.tf

Si Christophe Colomb voyait ça…

Regardez bien cette photo qui peut vous paraître très habituelle, une simple image de grand trimaran. Elle a été prise à l’arrivée de la transat Jacques Vabre, en Martinique. Regardez de plus près et notez un détail : la coque ne touche quasiment pas l’eau. Seuls les appendices (safrans, dérives, foils…) sont au contact de l’élément. Le reste vole. Il y a plus de 500 ans, Christophe Colomb avait mis 36 jours pour rejoindre les Canaries à la Caraïbe. Lors de la transat, les grands multicoques ont mis 16 jours pour, partant du Havre, dévaler l’Atlantique nord, doubler les Canaries, passer l’équateur, descendre la moitié de l’Atlantique Sud puis remonter jusqu’aux Antilles…  Et ce n’est pas fini. Dans quelques jours, un autre grand multicoque va s’élancer pour essayer de battre le record du tour du monde. Objectif : moins de 40 jours… Il y a un siècle, les plus rapides mettaient environ 60 jours pour faire Melbourne-Londres, et il fallait un auteur de fiction, Jules Verne, pour imaginer une boucle complète en 80 jours..

La créativité des hommes n’est limitée que par la physique. L’évolution des matériaux, l’informatique, les recherches météorologiques permettent aux marins et architectes d’oser au-delà des limites passées, tout en tentant de ne pas dépasser les bornes du moment (n’oublions pas qu’il y a des humains à bord, le premier souci reste d’arriver à rejoindre le port). Un respect plus grand de l’environnement et une plus faible empreinte carbone pourraient aussi, demain, devenir des impératifs à prendre en compte, et peut-être freiner certains développements. A moins que, au contraire, comme disait Georges Brassens,  « la contrainte stimule l’imagination » ?

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Photo Jean-Marie Liot / Alea

Quand les photographes rendent justice…

Il y  a une sorte d’injustice dans la littérature maritime. Une disproportion étonnante. On trouve des milliers de textes qui parlent de la mer et des marins. Mais combien pour le monde sous-marin ? Pléthore de chefs d’œuvres pour évoquer les tempêtes, les pêcheurs, les cap-horniers ou les îles du sud. Combien sur les gorgones, les étoiles de mer, les coraux ou les méduses ? Les lettres se sont avant tout passionnées pour les quelques mètres au-dessus de la surface, là où l’humain s’épanche. Mais le reste ? Là où la nature se déploie ? Quand on pense que les fonds marins atteignent les 11 000 mètres, et que la profondeur moyenne des océans du globe ( soit 72% de notre planète…) est de 3 800 mètres, on peut parler d’injustice… Heureusement, il y a les photographes. Pour qui la mer est souvent un tout : dessous, dessus. Rares sont les palanquées de plongeurs sans appareils photo (notez le pluriel). Leurs images, comme celle d’Henri Eskenazi ci-dessus, montrent vraiment l’incroyable beauté et richesse des fonds car elles sont… en couleur. Ceux qui ont dépassé la surface savent que les couleurs disparaissent avec la profondeur. L’eau absorbe graduellement la lumière venant des différentes ondes lumineuses et fait perdre leur éclat aux couleurs. Le rouge disparaît le premier, dès 5 à 10 mètres,. Puis c’est l’orange, le jaune et enfin le vert. A partir de 50 mètres, le plongeur sans torche ne voit plus que du bleu et des variantes de noir et blanc… Alors merci aux photographes de rendre justice aux habitants des fonds marins. Il ne reste plus, maintenant, qu’à trouver plus d’auteurs pour les raconter.

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Photo Henri ESKENAZI, www.henrieskenazi.com

La belle essentielle

C’est une jolie fille ronde, appelée Emiliania Huxleyi, à qui nous devons dire merci. Une demoiselle à la fois discrète, invisible à l’œil nu, et spectaculaire, repérable de l’espace, quand elle fait sa belle. Sur la photo, elle nous fait une démonstration XXL tellement formidable que les scientifiques lui ont donné un nom : un bloom. C’est-à-dire une floraison printanière. J’avais oublié de préciser : Emiliania est un coccolithophores. Un phytoplancton carbonaté. Une micro-plante de la mer. Mais pas n’importe laquelle : mademoiselle est richement dotée, question génétique. Quand les chercheurs ont réussi à cartographier son génôme, ils ont découvert que ce minuscule organisme unicellulaire avait 30% de gênes en plus que l’être humain ! Et la jeune fille est aussi une reine de l’adaptation : si on la trouve partout, une Emiliana Huxleyi d’un océan ne partage que 70 à 80% de son ADN avec sa sœur d’un autre océan. Le reste ? De quoi s’adapter… Deux humains, eux, ont 99% en commun.

Et si on doit lui dire merci, c’est qu’elle capte du CO2 pour se fabriquer une carapace calcaire toute en rondeur. Quand Emiliana meurt, sa coquille se désagrège et tombe au fond des océans pour faire du sable. Mais on en trouve aussi, sans doute projetée dans l’air par des vagues ou des bulles de surfaces,… dans les nuages. Elle y servirait de structure sur laquelle la vapeur se condenserait pour former les gouttelettes à l’origine des mêmes nuages.

Alors merci Emiliana, petite coccolithophore des océans et de l’atmosphère. Merci pour le C02 capturé comme les jolis nuages pourvoyeur de pluie. Et merci de décorer les océans de tes blooms aux formes et tailles qui font rêver.

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Photo Nasa & Alison R. Taylor 

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