Pour quelques dollars de plus…

Sur la photo, le plongeur est un scientifique de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). Si vous n’êtes pas vous-même un biologiste marin, un océanographe ou un météorologue, vous n’avez peut-être jamais entendu parler de cette institution américaine, fondée en 1970 sur proposition du président Nixon « afin de mieux protéger la vie et la propriété des catastrophes naturelles, de mieux comprendre l’environnement, [et] pour l’exploration et le développement vers une utilisation intelligente des ressources marines ». C’est aujourd’hui un organisme très important, mondialement, pour l’étude des océans comme du climat. Parmi ses multiples missions, la NOAA recueille des données météorologiques, hydrologiques, climatiques et est chargée de prévoir l’évolution du temps et, bien sûr, d’émettre les avertissements nécessaires à la protection de tous. Elle gère aussi douze parcs nationaux marins et doit veiller à la santé des côtes et océans autour des États-Unis. Une de ses divisions produit des cartes marines pour les utilisateurs privés ou commerciaux afin de garantir la sécurité en mer, une autre étudie l’évolution des stocks de poissons, fixe des quotas de pêche afin de protéger les ressources halieutiques. Et si j’en parle aujourd’hui c’est parce que l’administration Trump envisage… de « démanteler » l’agence et de privatiser ce qui peut l’être. Notamment les prévisions météo et les données climatiques, généralement partagées entre tous les services météo du monde. Alors que les ouragans, inondations, feux géants et autres catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquents, l’administration Trump semble donner plus d’importance aux bénéfices nets du secteur privé qu’à la science et la protection du public. Et on n’est même plus étonnés.
 

Christophe Agnus

Photo NOAA