Humble puissance

On pense à une baleine, à une orque, à un être puissant de l’océan. On a en partie raison car les sous-marins sont les plus océaniques des navires que l’humain envoie en mer. Aucun, plus que lui, n’épouse mieux l’élément. Il n’y navigue pas, il s’y fond. Il y disparaît, s’y dissimule et peut parcourir des dizaines de milliers de kilomètres avec comme seuls témoins les animaux marins qui voient cette fusée sombre glisser dans les eaux sans lueur. Cette photo, extraite du livre « Carènes, acte 2 », d’Ewan Lebourdais, pourrait aussi faire croire que le mimétisme est le secret de la vie en mer. Qu’il suffit de s’adapter à ce milieu qui ne nous est pas naturel en le copiant pour y vivre bien, s’y sentir chez soi. Une illusion presque poétique. Car c’est oublier que, derrière la coque épaisse de ce monstre d’acier, les marins sont réduits, plus qu’ailleurs, à leur statut de simples humains. Deux ou trois cents mètres sous la surface, ils ne doivent leur survie qu’à l’inventivité des ingénieurs et le sérieux de leurs formations. Interdits d’émerger pendant la durée de leur mission, il leur faut extraire l’oxygène vital comme leur eau potable de l’océan salé, et veiller en permanence au bon fonctionnement d’un nombre incroyable de pompes, moteurs, valves, capteurs et autres équipements techniques ou informatiques. Alors, et seulement alors, ils peuvent vivre une expérience que la société moderne interdit à la plupart d’entre nous : être coupés du reste du monde. N’avoir comme seuls bruits extérieurs que ceux provoqués par la vie maritime qui ne connait pas le silence mais méprise nos conflits. Et se dire qu’il y a une forme d’ironie à devoir se retrouver enfermé dans une machine de guerre pour connaître la paix…

Christophe Agnus

Photo Ewan Lebourdais, Peintre officiel de la Marine, ewan-photo.fr

L’Atlantique amputée

L’aventure en mer n’est pas née avec les courses océaniques. Elle a toujours été. Larguer les amarres, depuis le début de la navigation (c’est-à-dire presque depuis qu’il y a des humains…), n’a jamais été un geste anodin. « En mer, on ne triche pas » disait Éric Tabarly, les caractères s’y dévoilent. Les forces et les faiblesses aussi. Et si le nom d’Howard Blackburn ne vous dit rien, permettez-moi un retour en janvier 1883, au large de Terre-Neuve. Deux pêcheurs, partis d’une goélette de pêche à bord de leur doris, une petite embarcation dépontée de moins de six mètres propulsée à l’aviron, perdirent le contact avec le bateau-mère en raison d’un brouillard épais et d’un début de tempête. Dès le deuxième jour, l’un des hommes mourut de froid. L’autre, Howard Blackburn, décida de ramer jusqu’à la terre, à une centaine de kilomètres au nord. Mais il avait perdu ses gants en écopant, et ceux de son compagnon mort étaient trop petits… Alors il décida de se mettre sur le banc de nage et… de laisser ses mains geler dans la bonne position pour tenir les rames. Il lui faudra trois jours et deux nuits de plus pour atteindre Terre-Neuve. Il y perdra tous les doigts, pouces inclus, mais sera sauvé. Des années plus tard, malgré ses mains meurtries, il traversera deux fois l’Atlantique en solitaire, des Etats-Unis vers l’Europe, notamment en 1901, en 39 jours, avec le Great Republic  (photo) un voilier de 7,50 mètres. Quand, en 1924, il apprend que le navigateur français Alain Gerbault a rejoint Gibraltar à New York en 100 jours, sa réaction fut immédiate : « 100 jours ? Mais qu’est-ce qui l’a retenu ? ». D’autant que Gerbault, lui, avait tous ses doigts…

Christophe Agnus

Photo Sandy Bay Historical Society


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Parce qu’ils sont en mer…

Au moment où vous verrez cette photo, les premiers concurrents de la Route du Rhum seront peut-être déjà de l’autre côté de l’Atlantique. Mais ce n’est pas de compétition que parle cette photo prise au départ de la course par Alexis Courcoux. Pas de grands noms du large, pas de sponsors, pas de statistiques, de technologie ou d’enjeux économiques, juste des silhouettes, des voiles sombres, des coques émergeant à peine du clapot, aucun détail, un ciel de coton, une mer qui brille de plaisir, les skippers invisibles mais que l’on pressent tendus, concentrés sur les 3 543 milles nautiques (6 562 kilomètres) à parcourir le plus vite possible. Une sorte d’impressionnisme qui, finalement, laisse la place libre à l’imagination et la culture marine de chacun. Et la mienne me ramène au très beau livre d’Anita Conti, « L’Océan, les Bêtes et l’Homme ou l’ivresse du risque », publié en 1971. Celle qui fut la première femme océanographe française, mais aussi une remarquable photographe de mer et écrivain, savait ce qu’être en mer signifie. Et elle écrivit : « Le temps ne se mesurait plus ; les regards pouvaient se perdre dans la noire transparence. Nous étions en route. 

La mer fut immense et froide ; elle était délivrée du ciel d’orage qui avait longtemps noirci l’horizon, elle sortait de cette épaisseur basse et lourde ; elle s’étalait jusqu’à perte de vue en gonflant des courbes qui semblaient des ailes et retombaient sur l’épaisseur de leurs ombres. Elle se gonflait comme un oiseau qui va s’envoler, mais sa force ne pouvait se détacher d’elle-même et chaque levée de houle profonde et vibrante périssait de son propre élan : les sommets glissaient sous nos formes. » 

Christophe Agnus

Photo Alexis Courcoux / #RDR2022


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Une cohabitation paisible

Aucun trucage dans cette photo, prise au large du Mexique lors du tournage du film Océans. L’homme, le biologiste marin François Sarano, n’est pas inquiet. Cela fait longtemps qu’il n’utilise plus de cage pour rencontrer les grands requins blancs. Il sait qu’ils ne sont pas des tueurs nés se jetant sur tout ce qui passe à portée de leur puissante mâchoire. Il a appris à lire leur comportement, à comprendre leur mode de fonctionnement. Le squale, de son côté, s’interroge. Qu’a-t-il devant lui ? Qu’est-ce que ce drôle d’animal, à la forme bizarre et relâchant des bulles, qu’il ne connaît pas. Une proie ? Une menace ? Mais le requin est un instinctif, pas un intellectuel, et il n’a pas conscience de sa propre taille. Il trouve donc sa réponse dans la façon dont l’homme réagit face à lui : comme il ne fuit pas ce n’est pas une proie, et peut-être même est-ce un prédateur dont il faut se méfier… Déduction simple, évidente pour l’animal. Alors l’énorme femelle requin blanc de 4 mètres de long va continuer son chemin. Dans le film, l’homme va l’accompagner, venant même côte à côte pendant quelques dizaines de mètres de nage en duo. Paisiblement. Puis chacun repartira dans sa vie. Au-dessus de la surface, pour le plongeur qui ne peut rester sous l’eau qu’un temps limité, dans l’immensité de l’océan pour le squale qui n’imagine même pas le monde de l’aérien. Cette image, due au talent de Pascal Kobeh, résume la richesse et la beauté de la biodiversité. Regardez bien l’attitude de l’humain, ce mammifère dit supérieur, et du grand poisson. Ce n’est pas la peur qui domine ce face à face, mais la seule notion essentielle à la cohabitation de ces deux espèces dominantes de leur milieu : le respect.

Christophe Agnus

Photo Pascal Kobeh

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La voile éternelle

Devant une photo du même type, un ami m’a posé la question piège : «Pour toi, c’est de la voile ? La coque ne touche même pas l’eau… »Alors j’ai pensé à Mike Birch, qui vient de nous quitter, à 90 ans. Je me suis souvenu de l’incroyable arrivée de la Route du Rhum de 1978 pendant laquelle son petit trimaran jaune de 12 mètres doubla le grand monocoque de 21 mètres de Michel Malinowski juste devant la ligne d’arrivée, gagnant avec 98 secondes d’avance après la traversée d’un océan. Pour ce grand monsieur de la mer, qui n’a jamais chaviré, l’essentiel était dans l’adaptation : « Mike c’était le roseau face au chêne Tabarly », a dit joliment Loïck Peyron, qui l’admirait beaucoup. Je me suis alors rendu compte que Birch avait navigué aussi bien sur des petits trimarans, des grands monocoques ou un catamaran géant de plus de 30 mètres, et qu’il aurait peut-être une réponse à cette question de 2022 : « oui, c’est de la voile« , car encore une fois, comme depuis des milliers d’années, il ne s’agit que d’avancer sur la mer à la force du vent, en utilisant l’intelligence humaine. Comme les vaisseaux de Christophe Colomb. Comme les clippers entre Sydney et Londres au 19ème siècle. Comme Charlie Barr sur la goélette America en 1905. Comme… le trimaran de Mike Birch en 1978. A bord des voiliers au départ de la Route du Rhum, il y aura un homme ou une femme, c’est tout. Une seule personne, un océan, un bateau, la mer, le vent. Que l’embarcation fasse 12 ou 30 mètres, qu’elle ait une, deux ou trois coques, qu’elle glisse sur l’eau ou la survole, cela restera de la voile. Un magnifique spectacle pour ceux qui regarderont le départ, une belle aventure pour les skippers. Tout ce qu’on aime.

Christophe Agnus

Photo Yann Riou / polaRYSE / Gitana S.A


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Merci monsieur…

Il y a 13 ans, à quelques jours près, un homme présentait son film, pour la première fois, dans un festival au Japon. Cette photo est extraite de ce long métrage, l’un des plus beaux films sur la mer jamais produit. L’homme, à la fois producteur et co-réalisateur, apparaissait aussi à l’écran, tenant la main de l’un de ses fils à qui il faisait découvrir la magie des milieux marins. Ce billet est donc un hommage à un grand monsieur disparu il y a quelques mois : Jacques Perrin. La sortie d’Océans avait été un choc émotionnel pour les amoureux de la mer. C’était beau. C’était fort. C’était puissant. Un vol au ras des vagues dans un chenal du Four en tempête. Une plongée au milieu d’un banc de thon nageant à vive allure au milieu de l’Atlantique. L’accompagnement d’un autre groupe, de grands dauphins cette fois, passant de l’eau à l’air par bonds successifs. Et les crabes, par milliers, se regroupant au large de l’Australie, le ballet des otaries en Californie, la majesté des baleines en Polynésie, les piqués de Fous de Bassan sur un banc de poisson fourrage… 103 minutes de magie et de bonheur offertes par un homme qui, lors du tournage, avait donné tous les moyens aux équipes avec un seul mot d’ordre : le plus beau film possible. Alors bien sûr, il y a les 82 films tournés comme acteur, dont le maritime « Crabe Tambour », mais c’est comme producteur ou réalisateur que son amour pour la nature et la mer s’est aussi exprimée, avec entre autres « les quarantièmes rugissants », « Microcosmos », « Tabarly », « Le peuple migrateur »… Dans la vie, il faut savoir donner crédit à ceux qui vous ont marqué, influencé. Alors merci pour tout, monsieur Perrin.

Christophe Agnus
Photo Océans © Roberto Rinaldi, Galatée Films

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Traits d’union

Il y a d’abord ces lignes noires et blanches qui rappellent le Gwen ha du, le drapeau breton, sur l’étrave d’un navire que l’on devine puissant. Puis cette eau en colère, bousculée par le bulbe de l’étrave et saisie par l’objectif d’Ewan Lebourdais (dont j’ai écrit les textes du prochain livre). Enfin, cette mer gentiment clapoteuse, qui permet aux premiers éléments d’exister et de donner un sens à l’existence de ce bateau, l’Enez Eussa III (en français : L’île d’Ouessant III). Le nom est incomplet, le ferry côtier assurant la desserte de l’île de Molène aussi bien que de celle d’Ouessant, mais le rôle est essentiel. Son ancêtre premier du nom, un vapeur de 39 m de long, était né en Ecosse et avait notamment appartenu à Ferdinand 1er de Bulgarie avant de rejoindre la pointe bretonne en 1924. Un passé royal pour un avenir aristocratique :  quoi de plus noble que de permettre aux îliens de se sentir moins isolés et de garantir leur approvisionnement ? Une tâche dont l’Enez Eussa III s’acquitte encore quotidiennement. Seules les tempêtes exceptionnelles l’empêchent de rejoindre le port de Lampaul, à Ouessant. Il faut une force majeure pour que la liaison se coupe. Trop important: pour la Bretagne, les îles sont des ponctuations de liberté farouche réparties autour de ses côtes, une part de sa culture et de son histoire. Les touristes ne s’y trompent pas, en s’y rendant chaque été en masse. Les responsables bretons non plus, avec des signes jusque dans la décoration des bateaux de service. Regardez-bien cette photo. Les lignes horizontales sur la coque de l’Enez Eussa III sont plus que de simples rappels de l’identité bretonne : des traits d’union. Le symbole du mariage d’amour entre la Bretagne, ses îles et la mer.

Christophe Agnus

Pour voir le prochain livre d’Ewan Lebourdais, c’est ici : https://fr.ulule.com/carenes-acte-2-ewan-lebourdais/

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Photo Ewan Lebourdais – Peintre de la Marine – www.ewan-photo.fr/

Un dragon qui fait rêver

C’était il y a bien longtemps, lors d’une plongée au sud de l’Australie dans un endroit au nom magique : l’île Kangourou. On m’avait prévenu que, dans ces eaux froides au sud d’Adelaïde, je pouvais croiser des phoques, des éléphants de mer et même des requins blancs. Mais je ne m’attendais pas à croiser un chevalier directement sorti de la guerre de cent ans ou du film Excalibur… Car c’est exactement ce à quoi j’ai pensé devant l’apparition d’un dragon des mers feuillu, comme sur la photo : un noble destrier moyenâgeux à la tenue exubérante arborant des oriflammes… Il mesurait environ 20 centimètres de haut, ce qui le rendait assez inoffensif mais pas moins fascinant, et j’ai dû rester cinq ou six minutes à le regarder de très près. Il flottait dans le courant, indifférent à l’observateur.

Cette espèce se retrouve principalement dans les eaux de l’île Kangourou, et encore aujourd’hui cela reste l’un de mes plus grands souvenirs de plongée. Cela me rappelle que la biodiversité n’est pas qu’un concept permettant à l’espèce humaine de survivre sur cette planète. C’est aussi une notion poétique, l’existence d’animaux magnifiques qui nous aident à rêver, à voir au-delà de notre bulle humaine égoïste. Ce dragon des mers feuillu, dont le nom est déjà un poème, m’a bouleversé par sa beauté et sa fragilité. Aujourd’hui, comme beaucoup d’autres espèces menacées, il subit les ravages de la pollution industrielle, du ruissellement des pesticides et de l’avidité des trafiquants d’espèces rares. Alors regardez-le bien et imaginez-le se déplaçant, ses protubérances squameuses en forme de feuilles flottant au gré des courants : elle n’est pas fantastique, la biodiversité ?

Christophe Agnus 

Photo Sylke Rohrlach

L’oiseau qui juge notre époque

Deux auteurs pour commenter cette image d’albatros dans la tempête. D’abord le grand Baudelaire, dont on connaît mal le passé marin, lui qui embarqua à Bordeaux, destination Calcutta, en 1841. Un naufrage aux îles Mascareignes le fit revenir plus tôt que prévu en France, mais il eut le temps de croiser le maître des airs du grand large. Dans les Fleurs du mal, il projette sa propre image dans ce grand oiseau majestueux dans son élément, mais si maladroit et gauche à terre : « Le Poète est semblable au prince des nuées / Qui hante la tempête et se rit de l’archer ; /Exilé sur le sol au milieu des huées, /Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. »
Roger Taylor, lui, est un auteur actuel, et un marin qui ose affronter toutes les mers, jusqu’au Spitzberg, sur un bateau de moins de 7 mètres. Dans « Du zen et de la navigation minimaliste en milieu hostile », c’est bien plus qu’un simple animal qu’il aperçoit en levant les yeux : «Regarder un albatros, écrit-il, ce n’est pas seulement voir un oiseau ; c’est aussi sentir le poids de siècles de traditions maritimes. L’albatros est un symbole autant qu’un être vivant. Il évoque tout à la fois la maîtrise des océans et la culpabilité de l’homme. Il nous élève de sa puissance, mais, pendu à notre cou, il nous fait plier sous la connaissance de nos propres folies… Aucun autre oiseau ne peut provoquer une réaction aussi complexe. L’albatros est innocence et reproche, à parts égales. Il nous montre ce à quoi nous aurions pu aspirer et nous rappelle comment nous y avons échoué. Et dans ce nouveau siècle inconfortable, alors que nous continuons à les tuer, il symbolise, dans un silence éloquent, notre folie collective.»

Christophe Agnus

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Photo Fer Nando/Unsplash

La poésie de l’exploit utile

L’ambiance d’une expédition se lit dans le journal de bord. Et la première phrase écrite le 22 août dans celui de l’expédition Nagalaqa résume ce que vivent les trois hommes partis sur une minuscule embarcation pour rejoindre le Spitzberg par l’océan Arctique, au nord du Canada : « Arrivée douce de l’hiver… ». Le 22 août, donc. L’hiver. À bord de Babouch’ty, un combiné catamaran-char à glace de 7 mètres de long, ils vivent depuis mi-juin dans un univers en trois tons (du bleu, du gris et beaucoup de blanc) et un seul ressenti : le froid. De l’air comme de l’eau. Le 31 août, arrivés au cap Columbia, au nord du nord du nord du Canada (même les Inuits trouvent cela loin…), mais à peine à mi-distance de leur but, ils écrivent vouloir « se ménager car la route est encore longue ».

En voulant découvrir une région du monde parmi les moins connues, tout en effectuant des relevés d’épaisseur de glace, des différents polluants, mais aussi des comptages de la faune, des archives photos et vidéos des dernières glaces pluriannuelles, les trois aventuriers ne sont pas des conquérants de l’inutile. Leur exploit contribue à la connaissance, à la science. Mais il y a bien plus que cela. Il suffit de regarder les images, de lire leurs textes, d’observer leur voilier. Ils avancent sans moteur, sans bruit, dans un monde dont ils sont parmi les derniers témoins. Dans cinquante ans, cette route maritime devrait être libre de glace. Les cargos remplaceront les ours polaires. Alors, avec Babouch’ty et l’expédition Nagalaqa, profitons de l’instant, de la beauté du silence blanc, et de la poésie de l’exploit de trois hommes voulant vivre le monde avec intensité.

Christophe Agnus

Photo Nagalaqa

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